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Vous remplacez votre matelas et vous souhaitez recycler l’ancien? Même si ce ne sont pas toutes les municipalités qui s’occupent de valoriser ce volumineux rebut, il existe des solutions pour que votre vieux matelas ne finisse pas au dépotoir.

Après de nombreuses années de loyaux services, le temps est venu de dire adieu à votre matelas. Sachez que peu de municipalités au Québec prennent en charge la valorisation de cet objet encombrant, si bien qu’il atterrit souvent au dépotoir. Comment vous assurer alors que votre matelas prendra bien le chemin du recyclage?

La première chose à faire, conseille Recyc-Québec, est de vous adresser au commerçant qui vous vend votre nouveau matelas. Certains commerçants ont en effet des ententes avec l’un des deux récupérateurs spécialisés en recyclage de matelas au Québec : Recyc-Matelas et Matt Canada.

Autre option : vous informer auprès de votre municipalité ou de votre écocentre. « Pour différentes raisons, il se peut que ce soit plus ou moins facile de recycler votre matelas, selon les régions », précise Jérôme Cliche, agent de développement industriel dans le secteur textile à Recyc-Québec. Par exemple, à Montréal, même si vous allez le porter dans un écocentre, le matelas finira dans un site d’enfouissement. À Sherbrooke, il sera revalorisé par Matt Canada.

Le président de Recyc-Matelas, Eric Castro, indique par ailleurs que son entreprise recycle les matelas provenant d’environ 25 municipalités au Québec, dont plusieurs dans les Laurentides.

Finalement, vous pouvez communiquer directement avec les récupérateurs de matelas, mais votre fibre écolo aura un coût. Recyc-Matelas impose des frais de 15 $ par matelas, que vous devez transporter vous-même jusqu’à son usine, située à Pointe-Claire. De son côté, Matt Canada propose le transport, au coût de 70 $, et facture 10 $ pour le recyclage. 

De gros rebuts

Au moins 300 000 matelas sont jetés ou recyclés chaque année au Québec, indique Jérôme Cliche. Une majorité d’entre eux prendraient le chemin de l’enfouissement, bien qu’ils soient recyclables. Si toute matière résiduelle grossit un site d’enfouissement, les matelas sont particulièrement volumineux. Sans compter qu’un seul matelas met environ 100 ans à se biodégrader!

Alors pourquoi certaines municipalités ne les recyclent-elles pas? La valorisation des matelas est confrontée à des obstacles, d’ordre non seulement sanitaire – les matelas usagés peuvent contenir et propager des parasites –, mais aussi économique – le recyclage a un coût –, rapporte une étude de l’Université de Sherbrooke mandatée par le Centre d’excellence en valorisation des matières résiduelles (CEVMR) en Estrie et parue en 2017. « Un écofrais devrait être instauré à l’achat d’un matelas, comme c’est le cas pour les appareils électroniques », suggère Eric Castro, président de Recyc-Matelas.

À Montréal, l’espace nécessaire à leur entreposage constitue un frein à la valorisation des matelas, indique la Ville. Toutefois, leur valorisation dans la métropole devrait être prochainement étudiée.

« À 95 % recyclable »

Les matelas sont composés de matières qui peuvent être valorisées, tels le métal, le bois, la mousse, le plastique et le feutre. « Environ 95 % des matériaux composant les matelas sont recyclables », affirme Eric Castro, président de Recyc-Matelas. 

Attention : pour vous assurer que votre matelas est recyclé, évitez qu’il prenne la pluie. « À partir du moment où le matelas est exposé aux intempéries – par exemple en bordure de la rue –, il pourrait prendre l’humidité et la moisissure, et ne plus être récupéré pour des raisons de contamination », avise Jérôme Cliche.

Ressources utiles

Ligne d’information de Recyc-Québec

Région de Montréal : 514 351-7835

Extérieur de Montréal (sans frais) : 1 800 807-0678

Ce texte a été rédigé à partir d’un article de Mathilde Roy, publié en septembre 2020.

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