Body

Le gâteau aux fruits a le dos large. Il se passe et repasse sous le sapin comme une patate chaude pendant l’échange de cadeaux. Et pourtant, quel précieux lingot! Quand c’est fait avec amour, selon les règles de l’art, ça devient vite joyeux en ti-pépère. 

Vous souhaitez recevoir nos meilleurs articles directement dans votre boîte courriel? Abonnez-vous à notre infolettre en cliquant ici.

L’histoire du gâteau aux fruits

De cette impeccable tradition anglaise d’Angleterre adaptée au fil du temps dans les foyers québécois d’antan, quelque chose a flanché en chemin. Quelques décennies de recettes industrielles, quelques coins coupés trop ronds, et l’écoeurantite de maintes générations aura privé toute une province d’un délice devenu niché, voire culte.

Tout comme un bon porto, le gâteau aux fruits requiert de la patience et s’apprécie en pleine conscience. Les connaisseurs se l'arrachent dès sa sortie saisonnière et en font même des réserves. Il y a moyen de se bâtir un joli petit cellier avec de telles briques confites.

On en sert d’ailleurs comme gâteau de mariage dans plusieurs pays d’Europe, en gardant le dernier étage jusqu’au baptême du premier enfant. Aucune congélation requise, et pourtant, rien de surnaturel. On dit que le gâteau aux fruits original se conserve jusqu’à un siècle (un record s’élevant à 141 ans), d’où sa réputation de dessert éternel et indigeste.

Détrompez-vous: contrairement à certaines confiseries traficotées qui, selon la légende, survivront à toutes formes d’apocalypse grâce à leurs compositions synthétiques, le véritable gâteau aux fruits, quant à lui, vaudrait sa conservation à la densité des ingrédients, paquetés au point de bloquer la croissance de bactéries indésirables. Bien sûr, les taux quelque peu frivoles de sucre et d’alcool aideraient également à préserver le beau bloc d’une péremption hâtive, laissant libre cours au mariage lent mais puissant desdits ingrédients.

Quand y’en a plus, y’en a encore? On le phraserait autrement: ça fait durer le plaisir! Et tant pis pour les rabat-joies, ils ne savent pas ce qu’ils manquent.

C’est bon la vie: L’option millésimée

D’une entreprise artisanale spécialisée dans le fameux gâteau aux fruits, vous pourrez reculer l’aiguille pour déguster une fournée cuite en 2010, 2011 et ainsi de suite, chaque année ayant développé son caractère propre. Ça donne envie d’en faire une dégustation horizontale, histoire de comparer ces formidables expérimentations, non?

C’est bon la vie

Super Bon: L’option caritative

Pour chaque vente de cette confection montréalaise, l'Accueil Bonneau recevra 3$. Né du confinement et en vigueur depuis deux ans, le projet est une collaboration avec Montréal Plaza et la Distillerie de Montréal. On s’y gâte avec une bonne dose de rhum épicé L’Après-ski, des canneberges, des graines de citrouille, et bien plus à découvrir.

Super Bon

Farine Etc...: L’option végane

Caroline Pomerleau, ingénieure de formation, réinvente une longue coutume familiale pour démystifier le mythe du « végétalisme brun et ordinaire ». Ces recettes sont conçues pour nous suivre toute l’année. Le Beauceron est bourré de pépites d’érable avec une finale pimentée, et le Douze Fruits est foncé, dense et macéré dans un brandy de pomme unique.

Farine Etc...

Aliments Tristan: L’option sans noix

Faits à partir de produits frais, sans agents de conservation ni colorants artificiels, voici un régal sans foi ni noix. Depuis plus de 15 ans, l’équipe assemble avec brio de fines farines en tous genres, toujours saines, nutritives et savoureuses. C’est ce qu’on aime! Profitez-en pour vous commander un mélange à crêpes, gaufres, de seigle ou de sarrasin biologique.

Aliments Tristan

Abbaye Val Notre-Dame: L’option tomatée

Pardon? Osons! Curieusement construite avec un mélange de tomates vertes, la texture est sans équivoque, plaisante à s’en rendre accro. Située à St-Jean-de-Matha, la boutique se spécialise en une panoplie de produits de la région de Lanaudière, nombreux d’entre eux provenant des cuisines de l’abbaye, dont ce gâteau aux fruits superbement vieilli.

Abbaye Val Notre-Dame

Le Mélèze: L’option perfectionnée

Marc Antoine s’applique: il enveloppe soigneusement son butin dans un coton à fromage tel que requiert le rituel, il arrose le tout sans retenue, conserve le résultat spectaculaire sous vide puis numérote chaque pain afin d’en assurer le suivi. Des éléments sortant du lot, on compte bleuets sauvages, figues séchées, argousier, cassis, cédrat confit et cardamome. Une poésie révérencieuse vers l’équilibre absolu.

Le Mélèze

Les Délices de Gabrielle: L’option partageable

Pour faire honneur, on propose de tamiser l’ambiance et de faire flamber ce gueuleton au grand plaisir des invités! Depuis 2014, la petite fabrique fait tournoyer les tropiques du bout de sa baguette. Ananas, abricots et trio de raisins (dorés, de Corinthe et Sultana) pour ne nommer que quelques juteux détails. Aussi disponible en paquet de portions individuelles à glisser dans les bas de Noël.

Les Délices de Gabrielle

La boîte du chef: L’option européenne

Le sympathique et brillant gaillard qu’est Jérôme Ferrer nous signe cette rare recette macérée 3 mois dans le cognac, agrémentée de cointreau sur toutes sortes de savoureuses garnitures, dont des pruneaux, des amandes et des dattes à foison. Il est impossible de se tromper avec une pareille qualité.

La boîte du chef

Toque & Tablier: L’option éclatée

Qu’attraperez-vous? L’Épicurien badigeonné de gin BeOrigin sur citron et gingembre, ou l’Artistocrate, badigeonné de vodka sur poires, chocolat blanc et thé matcha? Tous leurs gâteaux sont affinés 30 jours, sauf pour certaines exceptions plus imposantes, telles que l’édition 1 an et l’édition 5 ans. Ça, c’est ce qu’on appelle une tranche de vraie vie.

Toque & Tablier

Découvrez d'autres options de ce succulent plaisir sucré dans vos commerces du Québec. 

 

Retour