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Rédigé à partir d’un article écrit par Stéphan Dussault, publié en mai 2011.

 

Voici 10 façons de mettre votre cour davantage en accord avec la nature. Au menu : utiliser les cadeaux qui tombent du ciel, couper sur le vert chimique, jouer avec sa nourriture, et bien plus.

1. Utilisez ce cadeau du ciel... l’eau

Pourquoi arroser les plantes avec l’eau de la ville quand l’eau de pluie leur convient parfaitement? Pour cela, procurez-vous un gros contenant à placer sous la gouttière. Les modèles vendus en quincaillerie coûtent de 100 à 200 $ et peuvent emmagasiner de 150 à 300 litres. Ils sont assortis d’un robinet auquel vous pouvez brancher un tuyau d’arrosage. Ainsi, vous ne serez plus pris de court les jours où votre municipalité interdira l’utilisation de l’eau potable pour cause de sécheresse! 

2. Créez votre propre 2 pour 1

Si le Web a ses outils collaboratifs, pourquoi votre cour n’en aurait-elle pas? Achetez certains outils en commun avec votre voisin, surtout ceux qui servent peu souvent et qui coûtent cher. Partager une échelle de six mètres, une tondeuse ou un coupe-bordure vous permet d’économiser environ 250 $ sans diminuer votre qualité de vie d’un iota.

3. Coupez sur le vert chimique

Pour bâtir votre terrasse, le bois naturel constitue un meilleur choix que le bois traité. L’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) rappelle qu’«avec la problématique entourant le bois traité et ses effets néfastes sur la santé, il est de loin préférable de modifier le revêtement de façon à ce que vos enfants ne soient pas en contact direct avec les matériaux contenant des agents de traitement». Malheureusement, les solutions de rechange au bois traité sont de deux à quatre fois plus chères. Pour une installation en bois naturel, songez au cèdre et au bois torréfié, deux matériaux imputrescibles et sans entretien. Mêmes propriétés dans le cas du bois composite, fait de fibres de bois et de résines de plastique majoritairement recyclées.

4. Jouez avec votre nourriture

Saviez-vous que l’utilisation de compost dans le jardin aide à prévenir les maladies des plantes? En épandant cet or brun dans la cour, vous économisez en entretien et en remplacement de plantes mortes. Le grand frein au composteur n’est pas son prix, de 50 à 150 $, mais la peur des odeurs. Des livres, sites Web et guides vous aideront à bien équilibrer les matières sèches, comme les feuilles, et les matières vertes, comme les restes de table. 

Vous ne voulez pas composter? Pour faire votre part, laissez l’herbe coupée au sol ; elle s’y dégradera d’elle-même en peu de temps.

5. Rognez sur le gazon

Le roi de la monoculture demeure la pelouse. Or, une seule variété ne peut lutter seule contre le froid sibérien, la sécheresse estivale, le ver blanc, l’urine de Fido et les parties de soccer de vos enfants. Pour donner un coup de pouce à la pelouse ou lui enlever des parts de marché :

  • Offrez-lui un compagnon de vie, comme le trèfle blanc, qui demeure vert pendant les sécheresses ;
  • Tolérez le pissenlit et la marguerite ;
  • Réglez la tondeuse pour une coupe à au moins 6 cm de hauteur: vous donnerez plus de force au brin d’herbe ;
  • Laissez l’herbe coupée au sol. En se dégradant, elle devient un excellent fertilisant ;
  • Dans les coins ombragés, optez pour un couvre-sol mieux adapté, comme la pervenche ;
  • Élargissez les plates-bandes.

6. Plantez malin

Choisissez des plantes multifonctionnelles. Un exemple? La coriandre est comestible et peut aussi régler vos problèmes de pucerons en attirant les coccinelles, qui les adorent. 

Choisissez des plantes adaptées au climat. Une plante « rustique » signifie qu’elle n’a pas besoin d’être protégée l’hiver. La plupart des vivaces ont un numéro (de 0 à 8) affiché sur le pot qui précise leur zone de rusticité : une plante de la zone 5 peut être plantée à Montréal, et une autre de la zone 3, à Chicoutimi. Tenez aussi compte de l’ensoleillement du coin où vous songez à les planter et des caractéristiques de votre sol. 

7. Diminuez la température

Si vous vivez en ville, vous pouvez opter pour un toit de couleur blanche lorsque viendra le temps de le remplacer. En réfléchissant les rayons du soleil au lieu de les absorber, un toit blanc diminue la chaleur dans la maison en été. Et en hiver, la mesure n’aura aucun impact, puisque la surface sera enneigée. Quand vous prendrez une bière tranquillement sur votre terrasse urbaine en pleine canicule, vous sentirez la différence! 

8. Visez haut!

Le jardinage sur toit plat est très tendance en ville. En outre, les tomates apprécient la lumière directe et la chaleur intense qu’elles y reçoivent. Et l’ajout de plantes permet de rafraîchir la toiture en la protégeant des rayons du soleil.

Pour quelques pots, inutile de renforcer le toit. Afin de vous faciliter la vie, il existe des contenants plus évolués, comme le Biotop. Muni d’un réservoir d’eau, on peut le brancher directement au robinet extérieur, ce qui diminue les corvées d’arrosage. Mais à 60 $ l’unité, le Biotop risque d’en refroidir plusieurs. Il existe aussi des toits verts, vendus en modules, qui ne nécessitent pas non plus de renforcer le toit.

9. Mangez local

Pour le jardin, semer dès le printemps dans de petits contenants de yogourt au lieu d’acheter des plants déjà avancés permet d’importantes économies. Commencez par des légumes simples à faire pousser, comme la tomate. Une fois en terre, pas besoin de pesticides. On étend de la cendre de bois pour chasser escargots et limaces, on plante des capucines et de l’ail pour combattre l’armée de pucerons, et du basilic pour éloigner les mouches.

Vous voulez donner un fortifiant à votre jardin? Les engrais chimiques sont utiles, mais seulement à court terme, car ils ont tendance à appauvrir le sol. Assurez-vous que l’engrais recherché affiche « 100 % naturel ».

10. Vivez heureux auprès de votre arbre

Un aménagement extérieur bien pensé génère des économies d’énergie et un confort accru dans la maison. Il permet aux rayons du soleil de réchauffer l’habitation en hiver et à l’ombre des arbres de la rafraîchir en été. C’est ce qu’on appelle l’utilisation passive du soleil.

De façon générale, il est suggéré de planter des conifères du côté nord et des feuillus au sud. En hiver, les conifères protègent la façade nord du froid et l’absence de feuilles au sud permet aux rayons de pénétrer par les fenêtres. Et l’été, les feuillus feront un écran qui devrait hausser le confort à l’intérieur.

 

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